Une question avant tout : «À qui est-ce que je m’adresse?»

Une bonne présentation, ce n’est pas une performance pour briller. C’est un acte de communication. Et toute bonne communication commence par une question simple : «À qui est-ce que je m’adresse?»

En entreprise, nous mesurons souvent le succès d’une présentation à la quantité d’informations transmises ou à la richesse des graphiques. Pourtant, le véritable secret d’une communication efficace et percutante réside dans un principe fondamental : l’empathie.

L’empathie, dans le contexte du design de présentation, signifie que chaque choix que vous faites (le format, l’approche, le ton, la taille de police, le contraste, l’agencement et plus encore) est fait pour votre auditoire, et non pour vous.


Le design au service du public

Votre objectif n’est pas de faire joli, mais de faciliter la compréhension. Une présentation efficace minimise l’effort que doit fournir le public pour décoder votre message.

L’empathie vous impose d’adopter la perspective de vos spectateurs, qu’il s’agisse de votre PDG pressé ou d’une équipe technique qui a besoin de détails précis.

Voici quelques exemples d’applications de l’empathie en fonction de votre public :

Cadres supérieurs : Ils exigent une information résumée, des visuels immédiats et des conclusions claires.

Équipes techniques : Ils apprécieront la clarté des schémas, l’exactitude des données et l’absence d’éléments distrayants.

Grand public/Auditoires mixtes : Ici, l’inclusion est primordiale, car elle garantit que les choix visuels respectent les besoins de tous (lisibilité, contraste, etc.).


Liste de contrôle de l’empathie : Préparez votre présentation

Avant d’ouvrir votre logiciel, répondez à ces questions pour vous assurer d’avoir une approche véritablement centrée sur l’auditoire et le contexte de diffusion :

CatégorieQuestion cléImpact sur la mise en page
Qui ?Qui est mon public principal ?Détermine le niveau de détail, le ton (formel vs. informel) et l’utilisation de jargon
Quel est leur niveau de connaissance du sujet ?Influence la quantité d’explications et d’exemples nécessaires
Pourquoi ?Quel besoin viennent-ils combler ?Permet de hiérarchiser l’information et de s’assurer que les conclusions sont claires
Quelle action concrète je veux qu’ils prennent ?Détermine l’emphase et l’appel à l’action
Besoins particuliers ?Quels besoins visuels dois-je considérer ?S’assure des règles de base : Contraste, Taille de police, Lisibilité
Y a-t-il des déficiences visuelles à considérer ?Influence les choix de couleurs et de symboles (daltonisme)
Mon contenu sera-t-il consulté dans des conditions difficiles ?Anticipe l’éclairage, la distance, la qualité d’écran
Où ?Où la présentation aura-t-elle lieu ? (Grande salle ? Petit écran ?)Influence directement la taille de police minimale et l’épaisseur des lignes des graphiques
À quelle distance sera l’écran ?Détermine les dimensions minimales des éléments
Comment ?Comment le contenu sera-t-il consommé ? (En direct, en ligne, sur mobile, en PDF autonome ?)Détermine si je dois ajouter du texte d’explication ou si mes visuels doivent se suffire à eux-mêmes
Est-ce en direct, asynchrone ou les deux ?Influence le niveau d’autonomie du document
Quand ?Combien de temps est disponible ?Indique comment maximiser le temps disponible (plus de pages simples et rapides ou moins de pages détaillées)
À quel moment de la journée ?Peut influencer les choix de contraste et d’énergie visuelle

De l’intention à l’impact : s’assurer des bases

En définitive, l’empathie et l’inclusion, dans le cadre de ces 10 principes de mise en page, visent à respecter les besoins essentiels et généraux de tout auditoire.

L’empathie guide tous les autres principes

L’empathie et l’inclusion ne sont pas isolées : elles guident tous les autres principes. Le contraste que vous choisirez (Principe 7), la taille de police (Principe 8), l’espacement (Principe 3) et les aides visuelles (Principe 10) découlent tous de cette question fondamentale : « À qui est-ce que je m’adresse? »

Si l’inclusivité est un terme très large qui touche à une multitude de besoins particuliers (daltonisme, troubles d’apprentissage, fatigue visuelle chronique, etc.), le simple fait d’appliquer ces principes interconnectés vous permet de couvrir les bases essentielles pour rendre votre contenu accessible au plus grand nombre. Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques en accessibilité, veuillez consulter cette référence sur le portail du gouvernement du Canada.

Votre objectif est de faire le maximum avec les outils que vous possédez. En vous assurant que l’information est facile à percevoir et non surchargée, vous facilitez la tâche à tous.


En pratique : votre prochain pas

Avant d’ouvrir PowerPoint pour votre prochaine présentation, prenez 5 minutes pour remplir la checklist ci-dessus. Ces réponses guideront chacun de vos choix visuels.

Rappelez-vous : ce qui est bien conçu pour l’autre crée un lien. Et en formation comme en communication, c’est précieux.


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Anthony Mak

Designer graphique passionné par l’apprentissage en milieu professionnel, j’explore les idées liées au design et aux technologies éducatives. Mon parcours m’a conduit à fusionner le design graphique et la formation, créant ainsi (je l’espère!) des expériences d’apprentissage engageantes et innovantes. Sur ce blogue, je partage mes réflexions, découvertes et pratiques autour de ces thèmes.

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